🎥 Echelle de Beaufort : définition, traduction, astuces et conseils

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Transcript vidéo du mot marin : amure

Salut les voileux!!

C’est Ted du blog “A la voile”, j’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on va voir un mot marin qui s’écrit : Echo, Charllie, Hotel, Echo, Lima, Lima, Echo. C’est le mot Echelle, mais pas n’importe laquelle : l’échelle de Beaufort.

La théorie: mot et définition

Définition de l’échelle de Beaufort

C’est l’échelle de mesure de la vitesse moyenne du vent sur une durée de 10 minutes. Alors pourquoi beaufort ? C’est un amiral britannique, Francis Beaufort qui a formalisé cette échelle à partir de mesures empiriques et d’expérience de marins qui a permis d’affiner cette échelle.

Elle classe le vent en 13 degrés. Ne vous inquiétez pas, cela porte bonheur !

Donc 13 degrés  de 0 à 12.

L’avantage de cette échelle est qu’elle est universelle : elle est utilisée partout dans le monde. L’autre gros avantage est qu’à chaque degré est associé une fourchette de vitesse, un état de la mer et des effets visibles sur terre.

Avant de rentrer dans les détails, il faut d’abord que je définisse  une unité de vitesse qui est importante : le nœud.

Alors, un  nœud, c’est à peu près 2km/h, plus exactement 1 Nœud est égal à 1852 m/h.

On reverra cette unité plus en détail dans une autre vidéo.

Les forces de l’échelle de Beaufort

Le premier degré est force 0 (zéro), dans ce cas on n’a pas de vent, on a une mer d’huile qui ressemble  à un miroir.

Degré suivant  force 1 (entre 1 et 3 noeuds),  là on n’a pas de mouvement sur terre provoqué par le vent. Le seul élément qui va nous donner une indication de la direction du vent c’est la déviation de la fumée. En mer,  il y a des rides qui se forment à la surface de l’eau.

Toujours dans un régime de brise on passe à force 2 : légère brise. La vitesse du vent est entre 4 et 6 nœuds. Sur terre, les feuilles commencent à frémir légèrement, on arrive maintenant  à ressentir le vent sur notre visage  et les girouettes commencent à indiquer le vent. En mer se forment des vaguelettes, c’est-à-dire, des petites vagues mais dont la crête ne se casse pas, il n’y a pas d’écume blanche au-dessus des vagues.

Lorsque les moutons apparaissent sur l’eau

Force 3,  on passe à une petite brise avec  un vent moyen qui est entre 7 et 10 nœuds. Là, les feuilles  bougent constamment sur terre, les drapeaux se déploient et  nous indique la direction du vent. Et en mer des ‘’moutons’’ commencent à apparaître, c’est-à-dire des vagues avec au niveau de leur crête une écume blanche.

Ensuite, force 4 : jolie brise. Le vent moyen est entre 11 et 16 nœuds. Sur terre, les feuilles de papiers s’envolent, les branches fines bougent et en mer on a des ‘’moutons’’ qui sont un peu partout sur le plan d’eau.

Force 5, on passe à une bonne brise avec un vent moyen qui est entre 17 et 21 nœuds. Sur terre on a  des arbustes qui commencent à se balancer. En mer on va voir la formation de vagues modérées de 2m de haut et des embruns vont commencer à apparaître. Les embruns sont de petits gouttelettes d’eau de mer qui, lorsque les vagues se brisent, vont s’envoler avec le vent.

Force 6, on quitte le régime de brise on passe au vent frais.  Avec une vitesse moyenne entre  22 et 27 nœuds on commence à entendre le sifflement du vent sur terre, on a les grandes branches des arbres qui bougent et c’est très difficile d’utiliser un parapluie. En mer, on a la formation de lames avec une large crête d’écume dessus et il y a beaucoup d’embruns. Donc préparez-vous à être mouillés.

Lorsqu’il est temps de se mettre à l’abri

Force 7, on passe aux grands frais, on a une vitesse moyenne entre 28 et 33 nœuds. Sur terre la marche contre le vent devient difficile, et les branches et les arbres en entier commencent à s’agiter. En mer, on voit apparaître des lames de 4m déferlantes et on voit aussi de la mousse d’écume blanche à la surface de l’eau.

Force 8 et plus, on passe à une vitesse moyenne du vent  qui est supérieur à 34 nœuds. Et là si on navigue au large des côtes on préfère rester au port c’est plus sûr. Force 8, cela reste très dangereux pour une navigation côtière.

Traduction: anglaise et espagnole de l’échelle de Beaufort

On va voir maintenant la traduction du mot voile d’avant, d’abord en anglais, qui s’écrit : Sierra, Charlie, Alpha, Lima, Echo qui se prononce : Beaufort Scale. La traduction maintenant en espagnol, d’échelle de Beaufort qui s’écrit : Echo, Sierra, Charlie, Alpha, Lima, Alpha et se dit : Escala de Beaufort.

La pratique : astuces et conseils sur l’échelle de Beaufort

Les forces sur l’échelle de Beaufort où il n’y a pas assez de vent

En pratique, comme on l’a vu tout à l’heure, à force 0, il n’y a pas de vent.

Force 1 c’est toujours le pétole, c’est-à-dire, qu’il n’y a toujours pas assez de vent pour pouvoir naviguer à la voile donc on va utiliser le moteur. On va quand même conserver la grand-voile pour l’équilibre du bateau. Puisque grâce à elle on va pouvoir stabiliser le bateau lorsque l’on utilise le moteur.

Les forces de vent pour de la navigation à la voile en plaisance

À force 2 on va pouvoir commencer à peine à pouvoir naviguer à la voile, avec la grand-voile et la plus grande voile d’avant qui est le génois. À Force 2 on va chercher réellement à maximiser la vitesse  et du coup à réduire au maximum  les freins du bateau, comme par exemple, au niveau de la barre. On va avoir des mouvements de barre très légers. Voire même on essaiera de ne pas l’utiliser du tout. Et au niveau  des voiles on va chercher à leur donner une forme pour maximiser la vitesse.

Force 3 et 4, ce sont les conditions idéales pour faire de la voile et utiliser au portant les grandes voiles colorées qu’on voit à l’avant qui sont le spinnaker (spi pour les intimes) ou la gennaker.

Les forces de vent qui nécessitent une réduction de la voilure

Force 5, si on a la grand-voile et le génois, le bateau aura tendance à être instable et a lofer tout seul. On dit qu’il va être ardent.  Dans ce cas pour rétablir la stabilité du bateau, ce qu’on va faire, c’est réduire sa puissance en réduisant la voilure. D’abord au niveau de la grand-voile en prenant un ris.  Important pour la sécurité, lorsqu’il est temps de prendre un ris, c’est qu’il faut aussi mettre son gilet de sauvetage.

Force 6, il est temps de réduire encore plus la voilure du bateau. Donc au niveau de la grande voile, on va pouvoir prendre encore 2 voire 3 ris et pour équilibrer le bateau on va aussi réduire la voilure au niveau de l’avant. Si on a un génois, on va enrouler un génois sur l’enrouleur, on va enrouler un peu plus le génois, voire mieux, on va carrément changer de voile d’avant. On va plutôt passer à un solent ou un foc.

Important pour la sécurité, il faut non seulement avoir  son gilet de sauvetage mais aussi utiliser des harnais. On va s’accrocher soit à la ligne de vie qui fait le tour du bateau, soit par exemple aux haubans si on fait une manœuvre à l’avant du bateau.

Les forces de vent où on recherche un abri ou on ne navigue plus en plaisance

Un vent de force 7, est dangereux pour la navigation côtière. Si un vent de force 7 est prévu, à la météo on va avoir un bulletin de météo spéciale (BMS) qui va nous donner un avis de grand frais. Dans le BMS, on va nous renseigner sur le lieu, le début  et la fin de l’avis. On aura aussi l’information de l’augmentation  ou de la diminution  de l’intensité du vent avec les mots fraichissant pour l’augmentation ou mollissant  pour la diminution de l’intensité du vent.

Ici on va réduire au maximum la voilure du bateau en prenant 3 ris au niveau de la grand-voile et en utilisant  comme voile d’avant le tourmentin. L’objectif est de se mettre très  rapidement à l’abri.

Pour un vent de force 8 ou plus, si on fait de la navigation côtière au va tout simplement rester au pord c’est plus sûr.

Chose importante à savoir, ici on a une moyenne du vent mais les rafales peuvent être supérieures de 40% à la vitesse moyenne  du vent qui est donné.

Conclusion

Je vous invite que vous soyez sur terre ou en mer à vous exercer a déterminer la force du vent et si vous êtes en mer vous pourrez en plus vérifier cette information avec l’anémomètre qui se trouve sur le bateau .

Voilà ! C’était tout pour aujourd’hui sur l’échelle de beaufort. J’espère que cette vidéo vous a plu. Je vous invite à rejoindre les abonnés sur le blog www.a-la-voile.fr . Je vous dis à très bientôt pour un prochain mot marin du Glossaire Malin en vidéo.

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