🎥 On borde ou on choque la voile ? Relevé le défi à travers ces 5 scénarios .

Quiz Faut-il border ou choquer : testez-vous en fin d’article!

On borde ou on choque?

Avez-vous toujours la réponse à cette question sur un voilier, dans le feu de l’action?

Je vous mets au défi à travers 5 scénarios où vous devrez déterminer si il faut border ou choquer.

Alors, prêt à relever le défi?.

Salut les voileux j’espère que vous allez bien. Voici une nouvelle vidéo de barreatribord. Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez télécharger le guide pour bien débuter à la voile en allant sur le blog. Le lien se trouve dans la description de cette vidéo.

On borde ou on choque?

Cette question, on y répond du tac au tac avec l’expérience. La plupart du temps les gestes sont automatiques. On y pense même plus. On en oublie même parfois de mettre ses gants! Et cela peut laisser des traces sur les mains qui picotent un peu, surtout avec l’eau salée de la mer.

Mais parfois, la mémoire nous joue des tours, on est indéci. On veut bien faire. On se demande si c’est le bon moment d’agir.

Bref on hésite.

Après tout, la dernière fois qu’on est monté sur un bateau, c’était quand?

L’été dernier?

Il y a déjà quelques… mois ou années !!

Et bien, pour faciliter votre prochaine sortie à la voile, j’ai une petite surprise pour vous.

Une bonne surprise.

On va faire ensemble un petit test.

Je vais vous présentez 5 scénarios différents. Après chaque présentation vous aurez 5 secondes pour réfléchir à votre réponse.

À la fin du temps de réflexion des 5 secondes. Je vous donnerez l’explication et ensuite la réponse.

Pour rappel, border c’est tirer sur un bout, un cordage.

On va ainsi mettre de la tension sur un bout relâché. On peut aussi reprendre encore plus de tension sur un bout déjà en tension.

Et choquer, signifie relâcher un bout.

Cette fois on va donner du mou sur un bout en tension. Pour cela on laisser filer doucement quelque centimètre de cordage.

On ne va pas relâcher toute la tension d’un coup. Dans ce cas on dit qu’on dit “larguer”.

Voilà pour cette petite page rapide de vocabulaire.

Avant de passer au test, j’ai un avertissement à faire.

ALERTE ALERTE ALERTE

Vous devez jouer le jeu !

C’est à dire, me mettre en commentaire le nombre de bonnes réponses que vous avez eu. Et les questions que vous avez par rapport à la question posée ou l’explication que je donne.

D’accord?

Super ! Alors maintenant on va pouvoir commencer avec le 1er scénario.

1 Border ou choquer? La voile d’avant faseye

Le génois faseye, alors que l’on n’est pas face au vent. On veut garder le même cap. Qu’est-ce qu’on va faire avec l’écoute de la voile d’avant?

5 secondes de réflexion.

La Voile faseye cela signifie que l’angle d’incidence voile vent est trop petit. C’est à dire que l’angle que fait la voile par rapport au vent ne permet pas à la voile de prendre forme. Elle va battre comme un drapeau au vent.

Le vent, a priori, on a pas de prise sur son orientation. Surtout en mer méditerranée où la météo est très capricieuse.

Il faut donc changer l’orientation de la voile par rapport au vent. Une possibilité est changer de cap pour s’éloigner du vent. Mais on n’est pas face au vent donc on peut naviguer à la voile en restant au même cap.

Donc ce qu’il nous reste à faire c’est de modifier l’orientation de la voile. Pour cela, on utilise le bout qui est attaché à l’arrière de la voile. C’est l’écoute de la voile d’avant.

Ici la voile est trop vers l’extérieur du voilier. Pour réduire l’incidence, on va devoir fermer la voile. On va tirer la voile vers l’intérieur du bateau. C’est à dire qu’on tire sur l’écoute.

Donc on borde.

Bien sûr, on ne va pas border à fond. On fera attention à border jusqu’à la limite du faseyement. C’est à dire juste au moment où la voile ne faseye plus.

Passons maintenant au 2ème scénario.

2 Border ou choquer? On déroule le génois.

On veut dérouler le génois. Il y un équipier à l’écoute de génois et un autre à la bosse de l’enrouleur. Qu’est-ce que doit faire l’équipier qui s’occupe de la bosse de lenrouleur?

5 secondes de réflexion.

On s’apprête à dérouler un génois sur enrouleur. L’enrouleur est un système très pratique pour gagner du temps et de l’espace sur le bateau. Parce que la voile reste à poste et qu’il suffit de la déroule lorsqu’on en a besoin et de l’enrouler ensuite.

La bosse de l’enrouleur permet d’enrouler la voile, on l’appelle aussi la crosse. Lorsqu’on veut enrouler la voile, on va border la crosse pour faire tourner le tambour de l’enrouleur dans le sens de l’enroulement de la voile.

Ici on ne veut pas enrouler le génois, on va le dérouler. Pour le dérouler, on va border l’écoute du génois. Border l’écoute du génois va entraîner la voile et le tambour de l’enrouleur dans le sens de dérouler la voile.

Donc l’équipier va relâcher la bosse de l’enrouleur. Il va la choquer.

Attention, il ne va pas la choquer en grand. Il va la laisser filer tout en gardant une légère tension.

Pour avoir plus d’information au sujet de l’enrouleur de génois, je vous invite à voir la compilation des meilleurs vidéos Youtube sur le sujet.

Ok, maintenant on est prêt pour le 3ème scénario.

3 Border ou choquer? On affale la GrandVoile

On va affaler la grandvoile, mais surprise, le bloqueur de la drisse ne veut pas s’ouvrir. Qu’est-ce que l’on va faire avec la drisse pour résoudre le problème?

5 secondes de réflexion.

On va affaler la grandvoile, mais surprise, le bloqueur de la drisse ne veut pas s’ouvrir. Qu’est-ce que l’on va faire avec la drisse pour résoudre le problème?

Le bloqueur de la drisse est une pièce du voilier qui fait partie de l’accastillage. Comme son nom l’indique il permet de bloquer un bout. Il est plus costaud que son cousin le coinceur. On parle le plus souvent de spinlock, comme kleenex pour un mouchoir, ou sopalin pour un essuie tout.

En navigation, la drisse est mise sous tension par l’action du vent. Parfois il arrive que le bloqueur se coince en position fermée. On n’arrive plus à soulever la poignée pour libérer la drisse.

La solution? C’est d’utiliser le winch !

Le spinlock est indissociable du winch. Avant d’ouvrir le bloqueur il faut avoir fait des tours autour de la poupée du winch. On peut caler le bout dans la mâchoire, partie haute du winch, pour pouvoir avoir les deux mains libres.

On va utiliser le winch, comme je le disais tout à l’heure. Grâce au winch, on va reprendre plus de tension sur la drisse.

C’est à dire l’étarquer. On ne dit pas “border” pour une drisse mais étarquer.

Parce qu’on fixe la tension de manière durable, on dira plutôt “étarquer”à la place de border et mollir plutôt que choquer.

Donc, en étarquant la drisse, la poignet aura tendance à se décoincer et à se soulever légèrement. À ce moment, on peut ouvrir le bloqueur à la main.

Notez qu’il y a plusieurs spinlocks sur le bateau. Pour ne pas se tromper de cordage et gagner du temps, on pourra coller des étiquettes dessus avec le nom du bout correspondant.

Voilà pour le 3ème, sans transition, 4ème scénario :

4 On borde ou on choque? On prend un ris sur la GV

Maintenant, On va faire une prise de ris sur la GrandVoile. On déjà baisser la GrandVoile et on vient d’étarquer la drisse. Qu’est-ce que l’on va maintenant faire avec la bosse de ris ?

5 secondes de réflexion.

Lorsque le vent monte, le bateau peut avoir tendance à gîter de manière excessive. C’est à dire à être trop incliné, c’est à ce moment là que les verres se renverse dans le cockpit et que les cacahuètes tombent à l’eau.

Et la barre devient plus dur pour garder le bateau sur son cap.

Pour réduire l’inconfort des équipiers et du barreur, on fait modifier quelques réglages des voiles.

Mais parfaois ça ne suffit pas.

Alors vient le moment de réduire la voilure, en commençant par la GrandVoile. GV pour les intimes.

C’est ce qu’on appelle prendre un ris dans la GV.

Pour prendre un ris, on s’occupe d’abord de l’avant de la voile, le guidant de la GV, puis de l’arrière, la chute de la GV.

Pour l’avant, on va donner du mou sur la drisse pour descendre la voile. Une fois qu’on à fixer l’avant de la voile, va retendre la drisse en, …. l’étarquant, bien joué !

Pour l’arrière, on va mettre en tension la bosse de ris. C’est le bout qui est fixé à l’arrière de voile. Il passe par la bôme

On va donc étarquer la bosse de ris.

On la border pour une durée indéterminée donc on dit “étarquer”.

Sachez qu’en général, il y a au moins 2 prise de ris, voire 3 si les plans de navigation sont plus ambitieux et que l’on va naviguer dans du gros temps avec la GV à 3 ris et une petite voile d’avant de gros temps.

Vous êtes prêt pour le dernier scénario?

C’est parti !

5 Border ou choquer? Le spi est déventé par la GrandVoile .

On navigue avec la GV et un Spinnaker symétrique. À la barre, on s’éloigne un peu de la direction du vent. La chute du spi retombe. Quest-ce quon fait avec l’écoute de spi?

5 secondes de réflexion.

Le Spinnaker symétrique est une voile d’avant utilisé au portant. Cette voile, comme son nom l’indique, est symétrique. Maintenant que vous avez fait connaissance, on peut l’appeler le spi. La chute d’une voile d’avant, c’est à dire l’arrière de la voile, s’écroule lorsque cette voile est déventée par la GrandVoile.

Et la chute entraîne dans sa chute le point d’écoute.

Pour redonner forme au spi, on doit lui redonner du vent. Pour cela, on va le décaler par rapport à la GV, en le déplaçant sur le côté.

Comment faire?

Heureusement il y a les bouts !

Le spi à une écoute comme toute les voiles d’avant. Par contre, à la différence des autres voile, il a aussi un bras !

Bon il n’en a qu’un. Mais même manchot il a toujours la classe.

Au niveau du point d’amure du spi, à l’opposé de son écoute, on trouve un bout qui s’appelle le bras. Il y a aussi un tangon.

Comme la bôme de la GV, le tangon fait partie de la famille des espars. C’est une longue pièce de métal qui permet de maintenir le point amure sur la même ligne horizontale que le point d’écoute. Comme ça on garde le spi symétrique bien symétrique.

Pour redonner du vent au spi, on va le ramener au vent.

On va devoir tirer le bras, le border. On dit qu’on va brasser.

Et dans le même temps, de l’autre côté du spi, on va devoir relâcher de la tension pour accompagner le mouvement.

Nous allons donc choquer l’écoute du spi.

Evidemment on ne va pas larguer l’écoute. On va la laisser filer en douceur, au rythme du brassage réaliser de l’autre côté du spi. Cette manoeuvre doit être synchronisé pour perturber le moins possible le spi. Bras et écoute de spi marche ensemble.

Attention, lorsqu’on brasse, on doit aussi penser à choquer le hale bas de tangon. Le hale bas est le bout qui retient le tangon vers le bas. Si on ne relâche pas un peu, on aura bien du mal à brasser !

Border ou choquer? Félicitations vous avez relevé le defi !

Je compte sur vous pour laisser en commentaire votre score et les éventuelles questions que vous avez sur ces différents scénarios.

Vous pouvez vous inscrire à ma chaîne barreatribord pour être informé dès que la prochaine vidéo sera en ligne.

À très bientôt,

Pour aller plus loin, testez vos connaissances en faisant ce quiz de 7 questions

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