🎥 Empannage / Empanner – Définition – Quand ? – Comment ? – 3 exemples pratiques – éviter empannage sauvage – spi symétrique et asymétrique / gennaker

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✅ Empannage !

Dans cette vidéo, on va voir :
– la définition de l’empannage
– question 1 : quand est-ce qu’on empanne ?
– question 2 : comment est-ce qu’on va empanner en sécurité ?

Et pour aborder les précautions à prendre, on va s’intéresser à trois exemples :
– le premier : empannage sauvage
– le deuxième : empannage sous spi asymétrique / gennaker
– et le dernier : empannage sous spi symétrique

barreatribord 0 LIVE IG definition Empannage bôme grand voile danger virement de bord vent arrière

On va commencer par la définition.

Qu’est-ce que c’est qu’un empannage ?

L’empannage c’est un changement d’amure avec le vent qui vient de l’arrière du bateau.

Changer d’amure ça veut dire que :
– avant la manoeuvre, on aura le vent venant d’un d’un côté du bateau. Par exemple de la droite, on sera tribord amure;
– après la manoeuvre, on sera bâbord amure, le vent viendra de l’autre côté du bateau.

Et le vent vient de l’arrière. Contrairement au virement de bord classique où on fait un virement vent debout, le vent vient face à nous. Ici, le vent vient de l’arrière du bateau. On appelle aussi l’empannage, virement lof pour lof.

Pour le virement de bord, grosso modo, lorsqu’on passe d’un bord à l’autre, on a un angle de 90º.

La valeur de cet angle dépend :
– des conditions de navigations (état de la mer et vent)
– des caractéristiques du bateau (multicoque ou monocoque, vieux gréement ou plus moderne, etc.)

Pour l’empannage, on est plutôt sur un angle plus faible. Il est autour de 60º.

Là encore l’angle dépend du bateau et des conditions de navigation.

Lorsqu’on empanne, on va commencer la manoeuvre à l’allure de grand largue. Et une fois qu’on a empanné, on se retrouve de nouveau au grand largue, mais sur l’autre amure.

Quand est-ce qu’on va vouloir faire un empannage ?

On empanne lorsqu’on veut atteindre un point sous le vent, c’est-à-dire qu’il reçoit le vent après nous.

Mais plutôt que de faire une route directe :
– qui impliquerait d’être au vent arrière
– mettre les voiles en ciseaux
– grand voile et foc/génois sur des côtés différents

Ce qu’on va privilégier, c’est de continuer à une allure de grand largue. On a ainsi plus de vitesse et de stabilité de route.

On va donc faire un bord de grand largue sur une amure. Puis un empannage. On refait ensuite un autre bord de grand largue sur l’amure opposée. Puis on fait une manoeuvre pour empanner. Et ainsi de suite.

On alterne successivement :
– bord de grand largue
– empannage
– bord de grand largue
– empannage
– etc.

Maintenant, lorsqu’il y a pas mal de vent, on va peut être privilégié un virement de bord. Quitte à perdre un petit peu au niveau de la route. On va ainsi préserver un peu plus le matériel et l’équipage.

Pourquoi ?

Parce qu’un empannage demande plus de ressources du point de vue matériel et aussi humain. Empanner peut être violent dans un vent fort.

À l’inverse, lorsqu’il y a peu de vent :
– sachant qu’il faut de la vitesse pour un virement de bord
– on privilégie l’empannage puisque même avec une vitesse faible, on peut empanner

À l’époque des bateaux à voiles carrées, le virement de bord n’était pas possible. Pour changer d’amure, il fallait forcément faire un empannage.

On vient de voir quand on va empanner.

Comment est-ce qu’on réalise un empannage en toute sécurité ?

Maintenant, comment est-ce qu’on va faire un empannage ?

Comme toutes les manoeuvres, il va falloir communiquer.

Une manoeuvre, ça se prépare !

Donc, il va falloir communiquer pour :
– distribuer les rôles
– savoir qui fait quoi
– et bien sûr, donner le top départ!

Le chef de bord prévient “paré à empanner”. Tous les équipiers, lorsqu’ils sont prêts, répondent “paré”.

Et le barreur annonce : “J’empanne” ou “J’abats” (= je m’éloigne du vent).

1re étape donc : la communication, qui est très importante.

Ensuite, à la barre, lorsqu’on change le cas, on le fait de manière progressive.

D’accord ?

On ne va pas aller de manière franche, comme un virement de bord.

On va y aller tranquillement.

Ensuite, qui dit changement d’amure, dit forcément, passage des voiles.

Attention au passage des voiles

En ce qui concerne la voile d’avant : foc, génois ou solent : C’est assez simple.

Les voiles sont choquées, relâchées. Donc on va pouvoir facilement passer la voile d’un bord à l’autre.

Pour les voiles de portant : spi, gennaker, etc. C’est un peu plus délicat.

On va l’aborder dans les exemples pratiques tout à l’heure.

Maintenant, parlons de la voile principale, la Grand-Voile.

Là, on passe aux choses sérieuses.

Attention…

Danger !!

Il va falloir très attention au moment de son passage.

Surtout à cause de la bôme !

La bôme se trouve au niveau de la bordure, sous la grand-voile. La bôme va passer de manière assez violente.

Pourquoi?

Parce que pendant toute la phase où on abat, la Grand-Voile va rester, gonflée par le vent. Et pile au moment où on passe l’axe du vent, le lit du vent, elle va vouloir passer rapidement de l’autre côté.

Pour ça, il va falloir l’accompagner.

On va donc faire attention au passage de la bôme et aussi à tout ce qui est relié à la bôme.

Qu’est-ce qui est relié à la bôme ?

Aie aie aie, la bôme et compagnie

Il y a le palan d’écoute de la Grand-Voile. On évitera d’être sur son passage.

Mais il y a aussi le chariot d’écoute de la Grand-Voile. Si on l’avait mis sous le vent ou au vent. On va le centrer et le bloquer bien au centre. On ne veut pas qu’il se déplace lorsqu’on va passer l’axe du vent. Lorsqu’on va empanner.

Et enfin, il y a un autre élément relié à la bôme. C’est le hale-bas de la bôme!

Le hale-bas, lorsqu’on navigue au portant, on va chercher à le border légèrement. De sorte que la bôme reste bien à l’horizontale. Et pendant l’empannage c’est d’autant plus important !

Si jamais le hale-bas n’est pas suffisamment repris, la bôme aura tendance à remonter au niveau du mât. On dit que la bôme se mâte. Et c’est échec et math !

Donc c’est néfaste pour le matériel.

Ça peut être aussi très dangereux pour l’équipage.

Et, oui !

Parce qu’une bôme qui remonte va forcément descendre. La gravité ne prend pas de vacances, même l’été par beau temps avec un grand ciel bleu.

Cela peut être vraiment très dangereux. Donc attention à ça.

On a vu les précautions à prendre pour réaliser l’empannage.

On va voir d’autres précautions à travers 3 exemples.

Exemple 1 : Comment éviter l’empannage sauvage ?

Premier exemple, c’est l’empannage sauvage.

C’est un empannage qui n’est pas contrôlé. On n’a pas préparé cette manoeuvre. On s’est laissé surprendre par cet empannage.

Pour éviter les mauvaises surprises, il y a des signes qui nous disent qu’on est en vent arrière, en fausse panne.

Ça peut être des signes au niveau :
– de l’environnement extérieur
– du comportement du bateau
– des voiles

Les voiles nous parlent !

Et il faut être capable de voir ce qu’elles nous disent, pour pouvoir anticiper ce qui est en train de se passer.

On va parler plus des voiles et de la configuration foc et grand voile.

Lorsqu’on a une voile d’avant (foc, génois ou un solent) et une grand-voile, il y a plusieurs signes avant-coureurs qui vont nous alerter. Il vont nous avertir que là, on a trop abattu, on est trop faire le vent arrière.

Et on prend le risque de faire un empannage sauvage.

D’abord le fameux point d’écoute qui tombe.

C’est-à-dire que le foc déventé par la Grand-Voile, il va avoir tendance à s’affaisser. Du coup le point d’écoute de cette voile descendre et l’écoute de cette voile va être molle.

Deuxième signal : le génois va vouloir passer de l’autre côté pour pouvoir avoir du vent. Comme ça, il ne sera plus masqué par la grand-voile.

La Grand Voile ne pardonne pas

Ensuite, troisième signe. Si on va encore plus loin dans l’abattée, alors l’écoute de Grand-Voiles va être plus molle.

Et enfin si on va encore plus loin, là, c’est au niveau de la chute de la Grand-Voile qu’il faut regarder.

La chute de la Grand-Voile va former un “S” ou un “Z”, c’est selon. En fait, une partie de l’arrière de la voile va vouloir aller de l’autre côté.

Ça va durer très peu de temps.

C’est un signe à observer attentivement, en particulier à la barre.

Le barreur va pouvoir :
– éviter un empannage sauvage
– réaliser l’empannage au moment où on le souhaite

On vient de voir des moyens pour éviter l’empannage sauvage en observant les voiles.


Exemple 2 : LA précaution à prendre en empannant avec un spi asymétriue / gennaker

Deuxième exemple, on va parler du spi asymétrique ou le gennaker.

Une précaution importante à prendre, c’est qu’il faut bien choquer l’écoute !

Pour pouvoir permettre le passage de la voile de l’autre côté du bateau.

Forcément, on fera attention à ne pas avoir plusieurs tours au winch.

Et dès qu’on va commencer à abattre, on va franchement choquer l’écoute actuelle, pour pouvoir reprendre de l’autre côté avec la nouvelle écoute.

On va même aller jusqu’à la surborder !

Comme ça, le spi peut réellement passer de l’autre côté et s’inverser. On va pouvoir l’établir sur l’autre bord.

Puis choquer et régler le spi.

C’est une précaution importante pour le passage du spi asymétrique ou du gennaker.

Exemple 3 : Comment bien réaliser le passage du tangon avec un spi symétrique

Troisième et dernier exemple, c’est le cas du spi symétrique.

La précaution concerne le numéro . L’équipier qui va aller à l’avant. Pour cet équipier, il faut s’imagine que le tangon, c’est la porte d’entrée et la porte de sortie de l’empannage.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que pour réaliser l’empannage, on va d’abord décrocher le tangon au niveau du mât, pour rentrer dans l’empannage.

Ensuite on va décrocher le tangon au niveau du bras.

Et on va toujours chercher à avoir le dos au vent, et le tangon devant nous.

Ensuite on va passer de l’autre côté.

Sur le nouveau bord, on raccroche d’abord le tangon au niveau du nouveau bras  qui est l’ancienne écoute). Et ça, avant de fermer la porte, en mettant le tangon au niveau du mât.

Donc à se rappeler.

Le tangon c’est la porte d’entrée et la porte de sortie.

On ouvre la porte et ensuite à la fin on ferme la porte.

Donc voilà !

C’était tout pour l’empannage. J’espère que cette vidéo vous a plu.

Vous pouvez télécharger l’ebook que je vous offre sur comment bien débuter à la voile. Et en attendant la prochaine vidéo, n’hésitez pas à vous abonner sur YouTube.

En attendant, je vous dis à très bientôt.

Salut.

Pour voguer encore plus loin

Le contraire d’empannage c’est …

Le contraire d’empanner, c’est virer de bord !

Vous voulez savoir comment préparer la manoeuvre de virement de bord ? Réponse dans la première partie de la série sur comment orchestrer le virement de bord sans bémol..

Comment réaliser un virement de bord ? Relance incluse ? Ca tombe bien ! Il y a la deuxième partie de l’article pour ça.

En savoir plus sur le tangon

Pour le spi symétrique, utiliser un tangon est indispensable pour fixer le point d’amure là où on veut.

Dans cette vidéo, on aborde différents éléments du gréement, dont le tangon !

Un peu de conjugaison ? Pour savoir empanner même par gros temps !

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