🎥 RIPAM : règle de barre et de route. Défi en 5 scénarios !

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⬇  Quiz : testez-vous en fin d’article!  ⬇

On est en route de collision avec un autre bateau.

Questions.

  • Qu’est-ce qu’on devrait faire ?
  • Qui devrait continuer sur sa route?
  • Qui devrait au contraire s’écarter de sa route ?

Et bien le texte qui régit les comportements qu’on devrait adopter c’est le RIPAM, le règlement international pour prévenir les abordages en mer.

Ce que je vous propose dans cette vidéo, c’est de revoir l’essentiel du RIPAM qui concerne les plaisanciers à la voile.

Et ce, à travers un petit défi de cinq questions où il faudra déterminer la bonne réponse.

Paré ?

barreatribord RIPAM défi reglement international pour prevenir les abordages en mer

Salut les voileux j’espère que vous allez bien.

Vous êtes sur une nouvelle vidéo de barreatribord.

Si ce n’est pas encore le cas, n’hésitez pas à télécharger le guide que je vous offre pour bien débuter à la voile.

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Alors dans cette vidéo, ce qu’on va faire, c’est un petit défi.

Je vais vous poser plusieurs scénarios, cinq au total, et il va falloir déterminer la bonne réponse. Et ensuite, on va voir ensemble dans le détail .

  • que dit le RIPAM;
  • comment l’appliquer en pratique.

Alors on va commencer sans plus tarder par le premier exemple.

Scénario RIPAM # 1 : Deux voiliers au moteur se croisent. Qui est privilégié ?

On part d’une situation où il n’ya pas de vent, c’est la pétole. Du coup, pour avancer, forcément, on va devoir utiliser le moteur.

Donc on est moteur, sur un voilier. Et on se rend compte qu’on est en route de collision avec un autre voilier.

Qui, lui aussi, est au moteur.

Alors la question est : qui doit s’écarter de sa route. Est-ce que c’est le voilier qui voit l’autre voilier à tribord ? Ou est-ce que c’est le voilier qui voit l’autre voilier à bâbord ?

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Après ces cinq secondes de réflexion, on va donc voir la réponse et savoir ce que nous dit le RIPAM.

Dans ce premier scénario, on a deux voiliers, hop, qui sont en route de collision.

Juste avant je vais séparer un petit peu le tableau, parce que sinon, je n’aurais pas forcément de la place pour tout ça.

Donc voilà, on a dit, cinq scénarios, du coup ici, il y aura une petite surprise.

On a nos deux voiliers qui sont en route de collision.

Comment identifier si on est en route de collision avec un autre bateau ?

Alors route de collision…

Comment est ce qu’on fait pour savoir si on est ou pas en route de collision ?

Et bien, il y a deux possibilités.

La première, qui est la plus précise, c’est de prendre un relèvement de l’autre bateau avec un compas de relèvement et suivre ce relèvement. Si jamais il varie très peu, ça veut dire qu’on est en route de collision.

Il y a danger !!!

L’autre possibilité est beaucoup plus simple. Il n’y a pas besoin d’outils de mesure. Pas besoin de compas. C’est d’utiliser la notion de gisement constant.

J’ai fait une vidéo déjà sur le gisement donc je vous invite à la regarder. Elle se trouve dans la description de cette vidéo. Et je vais aussi la mettre dans une fiche qui apparaîtra au-dessus de cette vidéo.

Là, on est dans le cas où on a deux voiliers qui sont en route de collision.

Qui devra s’écarter et qui va continuer sa route ?

Ce voilier, il arrive à la droite du voilier qui est là. Et celui-ci qui arrive à la gauche de l’autre voilier.

En fait, là on est dans le cas où on a deux bateaux qui sont au moteur. Et dans le RIPAM on peut lire que lorsque les deux bateaux à moteur sont en route de collision :

  • celui qui vient à droite il sera privilégié
  • et celui qui sera à gauche est non privilégié.

C’est lui qui va devoir s’écarter de la route.

Donc le privilégié passe et le non-privilégié, il doit dévier sa route.

Pourquoi est-ce qu’on parle de privilèges et non de priorités?

C’est parce qu’en fait, contrairement à la route, il n’y a pas de priorité.

Sur la route, on a le Code de la route. Le code, c’est un ensemble de lois, de règles. Et derrière, il y a le droit routier. Tout comme le Code civil, le Code pénal, etc.

Alors que le RIPAM, lui, il donne des règles. Il n’y a pas de priorité. Il définit des privilèges.

Conclusion : sur la route, on a des priorités alors qu’en mer, on a des privilèges. Sur la route, on parle du droit routier alors qu’en mer, on parle du devoir d’éviter l’abordage. Le devoir d’éviter la collision avec les autres bateaux.

Voilà pour le premier scénario.

Maintenant, on va passer au deuxième !

Règles du RIPAM abordées :

Règle #15 Navires dont les routes se croisent

Scénario # 2 : Deux voiliers d’amures différentes se croisent. Qui est privilégié ?

Dans le deuxième scénario, on a deux voiliers qui naviguent à la voile. Sauf qu’il y a un voilier qui est bâbord amure et l’autre voilier qui est tribord amure.
Question.

Qui va devoir s’écarter? Et qui pourra conserver sa route ?

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Dans le scénario précédent, on a défini le privilégié et le non privilégié.

Je vais changer de feutre, parce qu’il est en train de me lâcher.

Deuxième scénario, là on a deux voiliers :

  • Un voilier qui est tribord amure;
  • Un autre, qui est bâbord amure.

Ce sont deux voiliers qui naviguent à la voile. Ils ont des amures différentes.

Ici, on a le vent qui vient d’en haut.
Là, je place un bateau qui est en route de collision avec un autre bateau.

Le vent, il arrive sur des bords différents :

  • Il arrive pour un voilier côté gauche, donc ce voilier est amure bâbord.
  • Et pour cet autre voilier, le vent arrive côté droit, il est tribord amure.

Comment déterminer l’amure d’un autre voilier, même au loin ?

Voici une façon simple de retenir :

  • amure bâbord et tribord
  • et surtout qui permet d’observer de loin si un bateau est bâbord amure ou tribord amure

C’est d’observer où se trouve la grand-voile !

La grand-voile, elle va être à l’opposé du côté d’où vient le vent.

Ici, la grand-voile, elle est à droite on est bâbord amure.

Là, la grand-voile est à gauche, on est tribord amure.

Que dit le RIPAM dans ce cas ?

Lorsque deux voiliers sont d’amures différentes, le voilier privilégié sera le voilier tribord amure.

Le non privilégié est le voilier qui est bâbord amure. C’est donc lui qui va s’écarter pour laisser passer le voilier tribord amure.

Tribord amure privilégiée. Bâbord amure non privilégiée.

Et une chose aussi à bien voir !

La veille en voilier, attention à l’angle mort !

C’est que quand on navigue avec les voiles on a :

  • toute une zone derrière la voile d’avant en particulier
  • où on ne voit pas grand-chose !

On a un angle mort à cause de la voile d’avant !!

Régulièrement, il va falloir aller voir ce qui se passe sous le génois.

Pour vérifier qu’il n’y ait pas de bateau qui arrive.

Et ça, c’est l’une des règles importantes du RIPAM.

Il faut en permanence effectuer une veille qui soit visuelle et auditive.

On adapte la veille à la situation dans laquelle on se trouve.

On a vu deux choses importantes.

D’abord, pour définir l’amure, on regarde où se trouve la Grand-Voile. Et l’amure sera l’opposé du côté où se trouve la Grand-Voile. (Grand-Voiles à tribord = Bâbord amure)

Et l’autre chose, c’est il faut faire une veille visuelle et auditive.

Ça, c’était pour le deuxième scénario.

Maintenant, on va passer au troisième.

Règles du RIPAM abordées :

  • Règle 12 Navires à voile
  • Règle 5 : Veille

Scénario RIPAM # 3 : Un voilier croisé un bateau à moteur. Qui est privilégié ?

Dans le troisième scénario, on va avoir un voilier qui navigue à la voile et qui est en route de collision avec un bateau à moteur.

Alors dans ce cas, qui devrait continuer sa route ? Et qui devrait au contraire s’écarter pour laisser passer l’autre bateau ?

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Troisième scénario.

On a un voilier qui va croiser la route d’un bateau à moteur.

Question.

Qui est privilégié ? Et qui doit s’écarter ?

Alors ici que nous dit le RIPAM ?

Il nous dit que le privilégié dans ce cas, ça va être le voilier. Le bateau à moteur est non privilégié.

Que fait le privilégié ? Et bien, il va pouvoir continuer sa route.

Le non-privilégié va s’écarter pour lui laisser le champ libre.

Le RIPAM définit plus précisément l’action que doit faire le privilégié et le non privilégié.

Alors, le non-privilégié, on l’a déjà vu.

Il doit s’écarter de sa route.

Mais pas n’importe comment !!

Actions du non privilégié

Il doit s’écarter de sa route :

  • de manière franche, donc sans équivoque
  • et le mouvement doit être suffisant, le changement en cap et/ou en vitesse doit être suffisant pour que le bateau qui lui est privilégié puisse bien voir les intentions du bateau non privilégié.

C’est-à-dire que réellement le non-privilégié a repéré :

  • qu’il est en route de collision;
  • qu’il était effectivement non privilégié;

Et donc il change sa route.

Tout ça, on doit le faire de manière très rapide.

Et le plus tôt possible. Donc bien en avance.

Bien avant la collision forcément !

On vient de voir les devoirs du non-privilégié.

Actions du privilégié

Et le privilégié maintenant ?

Qu’est-ce qu’il doit faire ?

Il est censé garder son cap et conserver la même vitesse.

Par contre, si jamais il s’aperçoit que le non-privilégié, lui :

  • il ne bouge pas;
  • continue sur sa route;
  • ne ralentit pas;
  • et qu’on est toujours en route de collision…

Là …

… il faut que le privilégié agisse !!

Puisqu’on se souvient le privilège ce n’est pas une priorité !!

L’objectif, c’est vraiment d’éviter les collisions.

C’est un devoir d’éviter les collisions.

Ça concerne tout le monde, qu’on soit privilégié, ou non.

Donc voilà, le privilégié doit se tenir prêt à manoeuvrer lui aussi, au cas où !

Voilà pour le troisième scénario.

On passe maintenant au quatrième !

Règles de RIPAM abordées :

  • Règle 18 Responsabilités réciproques des navires
  • et la Règle 16 Manœuvre du navire non privilégié
  • mais aussi la Règle 8 Manoeuvre pour éviter les abordages
  • ainsi que la Règle 17 Manœuvre du navire privilégié

Scénario # 4 : Deux voiliers à la même amure se croisent. Qui est privilégié ?

On a deux voiliers cette fois qui naviguent à la même amure.

Un qui est au vent et un autre sous le vent.

Qui est privilégié ? Et qui est non privilégié ?

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Dans ce scénario, on est avec deux voiliers qui naviguent à la voile.

Notre point de repère, ça va être là encore le vent !

Le vent : point de repère pour les voiliers en route de collision

Je place le vent sur le schéma. Et on a deux voiliers à la même amure, qui sont en route de collision.

Je les dessine comme ceci.

Un voilier qui monte, à une allure de près. Et un autre voilier qui descend, à une allure de portant.

Ici, on a un voilier qui est au vent. C’est celui qui reçoit le vent en premier.

Et l’autre voilier, lui, il est sous le vent. Il reçoit le vent après.

Que nous dit le RIPAM ?

Dans ce cas, le voilier qui est privilégié :

  • quand deux voiliers naviguent à la même amure
  • et qu’ils sont en route de collision

C’est le voilier qui est sous le vent !

Et le non-privilégié, c’est le voilier qui est au vent. Donc le voilier au vent est non privilégié. Il devrait s’écarter de sa route.

Et le voilier sous le vent continue en conservant même cap et même vitesse.

Maintenant, il y a quand même des nuances à apporter.

Voilier sous spi : prendre en compte la manoeuvrabilité

On se place dans la situation où, celui qui est au portant, il navigue sous spi.

Et celui qui arrive sous le vent, est au près. Il porte un génois et une grand-voile.

En ce qui concerne les manoeuvres, celui qui est sous spi est un peu moins manoeuvrant.

Parce que :

  • pour pouvoir changer de trajectoire
  • et pour pouvoir s’écarter sans se retrouver devant le voilier en route de collision

Ce qu’il va devoir faire, c’est aller dans ce sens et passer l’axe du vent.

Du coup, clac, ce qu’il va faire, c’est empanné !!

Un empannage sous spi, c’est quand même plus délicat à réaliser, ça demande plus de temps qu’un virement de bord.

Alors que le voilier sous le vent, pour pouvoir s’écarter, il aurait juste à virer de bord.

Si on est dans cette configuration, avec le non-privilégié sous spi, on aura plutôt tendance à s’écarter pour pouvoir laisser passer le voilier qui est sous spi.

Le voilier qui est beaucoup moins manoeuvrant qu’un voilier sous génois et grand voile.

C’est tout pour le quatrième scénario.

Maintenant on va passer au cinquième !

Règle RIPAM abordée :

Règle #12 Navires à voile

Scénario RIPAM # 5 : Un voilier rattrape un autre voilier. Qui est privilégié ?

Dans le cinquième scénario qu’est ce qui va se passer ?

Dans le 5ème scénario, on a deux voiliers. Et il y a un voilier qui rattrape l’autre. Qui est-ce qui est privilégié? Et qui est-ce qui est non privilégié ?

barreatribord top chrono question quiz test 5 secondes

Ici 5e scénario, on a deux voiliers. Un voilier qui en rattrape un autre.

Qui est privilégié ? Le RIPAM, il nous dit quoi ?

C’est aussi du bon sens. C’est celui qui est rattrapé. Donc, le rattrapé, c’est lui qui est privilégié. Et le rattrapant est non privilégié. C’est lui qui va devoir s’écarter d’un côté ou de l’autre, pour éviter la collision.

La notion de rattrapant rattrapé, comment est-ce qu’elle est définie ?

Dans le RIPAM, on considère qu’un bateau est rattrapant dès qu’il se trouve au-dessus de 25 degrés en arrière du travers.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

En gros, ça veut dire que le rattrapant se retrouvent dans cette zone en arrière du rattrapé.

Et cette zone est bien délimitée de nuit. Parce que dans cette zone, on ne voit que le feu qui se trouve au niveau de la poupe. On ne voit ni le feu tribord vert ni le feu bâbord en rouge.

Ça, c’est pour la notion de rattrapant rattrapé.

Et là encore, il y a une petite nuance aussi à apporter.

Typiquement, lorsqu’on est en course, en régate.

On se place dans la situation où :

  • le rattrapé est plaisanciers
  • et le rattrapant est en régate

La logique veut que le plaisancier :

  • qui navigue tranquillement;
  • qui en croisière
  • et qui prend le temps, etc

C’est lui qui laisse la place à tous les régatiers qui sont en train de faire une régate.

Ça, c’est pour le 5ème scénario.

Règle RIPAM abordée :

Règle #13 Navire qui en rattrape un autre

Maintenant, ce que je vous propose de faire maintenant, c’est de voir la hiérarchie des privilèges.

RIPAM : La Hiérarchie des privilèges

Précédemment, on a parlé un petit peu de hiérarchie de privilège entre les bateaux.
Par exemple, entre bateaux à moteur et voiliers.

En passant, sachez qu’un voilier qui n’utilise pas ces voiles pour avancer, qui est au moteur, il est considéré comme un navire à moteur.

Voyons la hiérarchie des privilèges, du plus privilégié au moins privilégié .

Le moins privilégié, on l’a vu, c’est navire à moteur.

Tout ce qui est navire à moteur. Cela inclut les scooters des mers et voiliers qui naviguent au moteur.

Et pour ce qui est des plus privilégiés, on a au top du top le bateau qui est … non manoeuvrant !

Non manoeuvrant, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il ne peut pas manoeuvrer, qui a une panne moteur. Qu’il ne peut pas diriger correctement son bateau.

Les bateaux professionnels

Ensuite vient le bateau à capacité restreinte qui est un peu moins privilégié.

Le bateau à capacité restreinte, ça veut dire quoi ? C’est un bateau professionnel qui effectue une action qui l’empêche de manoeuvrer comme il voudrait.

Par exemple, ça peut être un navire qui est en train de poser un câble au fond de l’eau. Ou alors, c’est quand on installe une bouée, une balise.

Ensuite il y a le navire qui est handicapé par son tirant d’eau.

Qu’est-ce qu’un navire handicapé par son tirant d’eau ? Cela veut dire que la partie qui est immergée du bateau est très très profonde et très large. Du coup, il aura du mal à se déplacer dans l’eau. Ce bateau aura beaucoup d’inertie.

Typiquement, un porte-conteneurs a dix mètres voire plus de tirant d’eau. Alors qu’un voilier de plaisance à autour de 2 mètres de tirant d’eau.

C’est le troisième en termes de hiérarchie de privilèges.

Puis, on trouve les navires de pêche. Que ce soit les chalutiers ou les pêcheurs traditionnels. Eux aussi ce sont des professionnels qui sont privilégiés par rapport aux navires de plaisance, loisir.

Les bateaux de plaisances

Les navires de plaisance et de loisir arrivent justes après les pêcheurs.
On trouve les voiliers qui naviguent à la voile. C’est à préciser, puisqu’un voilier au moteur est considéré comme un navire à moteur.

Voilà, c’était tout pour cette vidéo défis sur les règles du RIPAM. J’espère qu’elle vous a plu n’hésitez pas à vous abonner à la chaîne si c’est encore fait.

En attendant la prochaine vidéo, je vous dis à très bientôt.

Salut.

Pour voguer encore plus loin :

Quiz en 7 questions

Pour aller plus loin, testez vos connaissances avec ce quiz en 7 questions :

quiz test qcm barreatribord RIPAM défi règlement international pour prevenir les abordages en mer

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