🎥 Le voilier : pour mieux connaître le gréement du bateau. Qui est qui ? #2

Partager cette pépite
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

⬇  Quiz : testez-vous en fin d’article!  ⬇

Qui est qui #1 accessible ici

Est-ce que vous voulez en savoir plus sur le gréement d’un voilier?

Et bien dans cette vidéo, c’est ce que je vous propose de faire ensemble.

À travers trois questions. C’est juste après ça.

Salut les voileux, c’est Ted.

J’espère que vous allez bien.

Bienvenue dans cette nouvelle vidéo de barreatribord. Dans cette vidéo, on va s’intéresser à différents éléments du gréement d’un voilier.

C’est la deuxième vidéo que je fais dans la série “qui est qui?” sur le gréement. La toute première “qui est qui” se trouve juste ici.

Alors dans cette vidéo, comment ça va se passer ?

Et bien, je vais vous poser une question et ensuite il va falloir deviner de quel élément du gréement on parle. Et ensuite, on verra ensemble quelques points à connaître et les précautions à prendre lorsqu’on va utiliser cet élément du gréement.

Qui est qui #1 : un bout sur le voilier

Alors, on va commencer tout de suite avec un bout dont le nom nous dit l’action qu’il fait.

barreatribord top chrono question quiz test 5 secondes

Pour cette première question, on recherche un bout. C’est-à-dire un cordage sur le bateau. Ce bout nous dit l’action qui fait à travers son nom. En fait, le bout en question c’est la drisse, la drisse permet de hisser la voile. Où est-ce qu’on va placer la drisse ?
Vu qu’elle sait à hisser, donc à monter, la voile on va donc la trouvait au-dessus de la voile. Ici, je dessine voile triangulaire, il y a donc trois points, trois angles.

D’abord la grand-voile et on va aussi placer une voile d’avant. Le point au-dessus, là où on va placer la drisse est le point de drisse.

Et il y a deux autres points sur la voile :
– à l’arrière de la voile, on va trouver les points d’écoute des voiles.
– et à l’avant en bas on va trouver ici et là les points d’amure.

Notre drisse, on va la placer au niveau des points de drisse. On va avoir une drisse pour chaque voile. Une drisse qui sera pour la grand-voile et une autre pour la voile d’avant.

Précautions numéro 1 : suivre le chemin du bout

Parlons maintenant des précautions à prendre. Il y a deux choses à faire attention avec la drisse lorsqu’on est en train de hisser la grand-voile en particulier. C’est de faire en sorte que la drisse ne soit pas bloquée dans son chemin pour remonter jusqu’en haut du mât. Et l’autre chose, c’est que la voile ne se coince pas non plus.

Alors, pour ça il y a deux choses à regarder. D’abord, on va parler des haubans. Les câbles qui maintiennent le mat sur le côté. Lorsqu’on va venir hisser la voile, la drisse, elle sort du mat et elle va descendre jusqu’à la voile. Mais parfois, ce qui se passe, c’est que la drisse, elle peut aller passer vers l’avant et se retrouver coincée, ici, à l’avant des haubans.

D’où l’importance de bien regarder ce qu’on fait. Lorsqu’on va hisser la voile, on va regarder tout le chemin de la drisse pour voir si jamais il y a un souci.

Précautions numéro 2 : lattes et lazy ne font pas bon ménage

Une autre chose, qui peut aller mal ! Cela concerne les bateaux où sont installés, au niveau de la grand-voile, un lazy bag avec ses lazy jacks.

Là, ce sont les lattes de la grand-voile qui peuvent rester coincées.

Si ici, je place le mât et la bôme, avec une vue sur le côté :
– on a le lazy bag au niveau de la bôme, juste en dessous de la Grand-Voile
– et on trouve un réseau de fils, comme un filet, ce sont les lazy jacks.

Lorsqu’on va venir hisser la voile, la grand-voile, on va faire attention qu’il n’y ait pas de lattes de la grand-voile qui reste coincée au niveau des lazy jacks.

Ces deux précautions concernent le hissage de la GrandVoile.  Si vous voulez en savoir plus sur comment hisser la grand-voile, j’ai déjà fait une vidéo sur le sujet. C’est une compilation faite des meilleures vidéos YouTube sur cette manoeuvre, accessible ici.**

Maintenant, on va passer à la deuxième question.

Qui est qui #2 : un élément de l’accastillage du bateau

On va s’intéresser, cette fois-ci, à un élément de l’accastillage. Et cet élément de l’accastillage va nous permettre de jouer des symphonies sur le piano. De quel élément de l’accastillage est-ce qu’on parle ?

barreatribord top chrono question quiz test 5 secondes

Révisons les accords au piano

Cette fois-ci, on recherche un membre de la famille de l’accastillage. L’accastillage, c’est l’ensemble des pièces qui vont nous permettre d’orienter comme on veut :
– un cordage
– ou un câble
– ou des longues pièces métalliques qu’on trouve sur le bateau.

Ici, on recherche un accastillage qui se trouve au niveau du piano. Le piano, qu’est ce que c’est ? C’est une zone au niveau du cockpit du bateau. Je place le mât sur un bateau dessiné vu d’en haut.
On va trouver le piano à l’avant du cockpit, juste avant la descente qui permet d’accéder à l’intérieur du bateau. Et au piano, on retrouve un winch de chaque côté et des taquets coinceurs.

Et justement, le sujet que l’on va aborder, ce sont  ces fameux taquets coinceurs. Les taquets vont être utilisés pour pouvoir retenir des bouts qui reviennent jusqu’au piano. La majorité des bouts qui reviennent sur le piano, ils viennent :
– soit du mat
– soit de la bôme

Ensuite, on va utiliser les deux winchs pour pouvoir régler la tension des bouts. Les taquets coinceurs ont deux positions :
– soit ils sont ouverts
– soit ils vont être fermés.

On va voir ces deux positions en commençant par le cas où on souhaite le fermer.

Taquet coinceur en position fermée

On part d’un spinlock qui est fermé. Avec un winch à l’arrière.

Quand est-ce qu’on va fermer le spinlock ?

C’est lorsqu’on va vouloir tendre le bout qui passe par ce taquet.

Par exemple, l’écoute de grand voile arrive au niveau d’un spinlock. On va chercher à border l’écoute.

Autre possibilité. Le bout pourrait être une drisse, dont on a parlé tout à l’heure. Dans ce cas, on va dire qu’on va étarquer la drisse.

Dans ces deux cas, l’objectif c’est de tendre le bout qui passent par le taquet coinceur. On va tirer ce bout vers l’arrière.

Dans un premier temps, on va utiliser le winch et tendre à la main. Pour cela, on va faire au moins deux tours autour du winch. On va pouvoir tirer à la main. Ensuite, lorsque ça va être trop difficile, on ne va plus pouvoir le faire à la main. Alors on va utiliser la manivelle de winch, que l’on va placer au-dessus du winch.

Pour pouvoir nous libérer les mains, on va placer le bout au-dessus du winch.
On peut distinguer deux parties principales du winch :
– le corps du winch, qu’on appelle la poupée
– et au-dessus, on a le self tailing, une mâchoire en caoutchouc qui va nous permet de bloquer le bout.

Comme ça, on a les deux mains libres. Et on va pouvoir utiliser la manivelle de winch pour pouvoir tendre le bout.

On vient de voir la position fermée.

Deuxième position, c’est la position ouverte.

Comme tout à l’heure, je fais un schéma avec un winch, mais cette fois le spinlock est ouvert.

Spinlock en position ouverte

Quand est-ce qu’on va chercher à ouvrir le spinlock ?

C’est lorsqu’on va vouloir libérer le bout. Lorsqu’on va vouloir le relâcher.

Comment ça va se passer ?

Comme précédemment, on va utiliser le winch, en faisant des tours autour du corps du winch. On va libérer le bout s’il est au niveau de la mâchoire du self tailing. Et comme ça, à la main, on va pouvoir ensuite libéré le bout du nombre de centimètres on veut. Au niveau du spinlock, on sera en position ouverte.

Par contre, ça arrive parfois qu’on ait du mal à ouvrir le spinlock à la main.

Pourquoi ?

Parce qu’en position fermée, on va tendre le bout. Par exemple en étarquant la drisse. Et la tension prise aura tendance à coincer le spinlock en position fermée.

Ce n’est pas un problème. Et c’est tant mieux s’il se bloque en position fermée plutôt qu’ouverte ! La position fermée c’est par la position de sécurité.

Pour pouvoir décoincer le taquet, on va utiliser, comme précédemment, la manivelle de winch !

On va utiliser la manivelle de winch ? Pourquoi faire ?

L’objectif c’est d’accentuer la tension sur le bout. Le fait de tendre, ça aura tendance à soulever légèrement,  la manette au sommet de bloqueur. Du coup, on va pouvoir facilement soulever à la main cette manette pour pouvoir ouvrir le spinlock.

Je dis spinlock, qui est une marque de taquet coinceur. Tout comme on dit stabilo pour les surligneurs. On utiliser souvent le mot spinlock.


Voilà pour les taquets coinceurs, c’était la réponse à la deuxième question. On va voir maintenant la troisième question, un troisième élément du gréement d’un voilier.

Qui est qui #3 : un membre du gréement dormant du navire

On va parler cette fois-ci d’un gréement dormant qui va permettre de maintenir le mât vers la poupe. Alors de quel élément du gréement est-ce qu’on parle ?

barreatribord top chrono question quiz test 5 secondes

On va voir maintenant un élément du gréement dormant. D’abord, pourquoi dormant ?

Et bien parce qu’il ne bouge pas ! À l’opposé, on a le gréement courant. Dans la famille des gréements courants, on va trouver par exemple notre fameuse drisse.

Alors cet élément du gréement dormant, il maintient le mât vers l’arrière.

Il va tirer le mât vers l’arrière du bateau. L’arrière du bateau, la poupe. Et l’avant du bateau, c’est la proue. Pour s’en souvenir, proue ça commence par “pr” comme premier, donc à l’avant.

Cet élément, c’est un câble qui s’appelle le pataras. Le pataras va maintenir le mât vers l’arrière. Et à l’opposé, on a l’étai. L’étai qui lui va maintenir le mat vers l’avant.

Qui est qui : gréement en tête ou fractionné ?

Le pataras peut être placé au même niveau que l’étai. C’est le cas du gréement en tête.

À l’opposé, le gréement peut être fractionné. Cela veut dire qu’à la tête du mât, et à l’arrière, on va trouver le pataras. Et à l’avant, est installé l’étai. Non pas en tête de mât, mais un peu en dessous.

Cet écart entre pataras et étai va nous permettre régler un petit peu la position du mât. En tirant sur le pataras, on va le mettre en tension. Et ce qui va se passer, c’est que la partie haute du mat aura tendance à aller légèrement vers l’arrière. On dit qu’on va cintrer le mât. C’est le cintrage.

Cintrage et forme de la GrandVoile : la chute et le guindant

Lorsqu’on fait ça, il se passe plusieurs choses. Ici, on va parler principalement de la grand-voile.

Il faut savoir que, à la base, la forme de la voile est différente avant d’être installée sur le mât.

Et oui !

L’avant la voile n’est pas droit, mais décrit une courbe.

L’avant de la voile c’est le guindant. Et l’arrière, c’est la chute.

La forme de la voile va changer lorsqu’on va placer le guidant de la voile, dans le guide, à l’intérieur du mât. On la hisse, grâce à la drisse !

Grand-Voile hissée, le guindant va être forcé à être droit dans le mât.

Et cela va provoquer une courbure au niveau de l’arrière de la voile, au niveau de la chute.

Grand-Voile non hissée, la chute est à peu près droite. Alors que voile hisser, elle sera courbée, on dit aussi fermée.

Le fait de cintrer le haut du mât va avoir quelles conséquences ?

Et bien, on aura tendance à ramener la chute dans sa position initiale. Et cela va nous permettre d’ouvrir la chute. Lorsqu’on va ouvrir la chute, on va capter moins d’air au niveau du haut de la voile.

Cela aura comme effet de réduire un peu la puissance de la voile.

Précautions à prendre en utilisant le pataras

Ça peut être utilisé, par exemple, pour retarder la première prise de ris.

Attention tout de même. Parce qu’on a naturellement envie de retarde un peu trop la prise de ris.

Il vaut quand même mieux prendre un ris, surtout lorsqu’on est en croisière

Il y a une deuxième chose à retenir.

Lorsqu’on a repris du pataras lorsqu’on navigue, il va falloir penser à le relâcher lorsqu’on est :
– soit  au port
– soit au mouillage

Important : ne pas oublier de relâcher le pataras lorsqu’on en a plus besoin.


Voilà pour ces éléments du gréement. J’espère que cette vidéo vous a plu. Si ce n’est pas encore le cas, n’hésitez pas à vous abonner.

Sachez aussi que je vous offre un guide pour bien débuter à la voile le lien se trouve en dessous de cette vidéo.

En attendant la prochaine vidéo de barreatribord.

Je vous dis à très bientôt.

Pour voguer encore plus loin :

Qui est qui ? #1

La première vidéo de la série est disponible ici

Quiz en 7 questions

Pour aller plus loin, testez vos connaissances avec ce quiz en 7 questions :

Quiz Le voilier : mieux connaître son gréement dormant/courant. Qui est qui ? #2 Accastillage? CORDAGE? VOILE? ESPAR? VERGUE? ETC

Vous avez aimé cet article ? Vous pouvez le partager et en découvrir d’autres qui vous plairont sans doute, juste en dessous.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

2 réflexions au sujet de « 🎥 Le voilier : pour mieux connaître le gréement du bateau. Qui est qui ? #2 »

  1. PLEIN David

    Salut Ted,
    Encore une fois ta vidéo était excellente surtout que je suis novice dans le domaine. J aimerai bien contribuer financièrement, modestement à tes efforts. Comment dois je m y prendre ? Merci
    David Mittersheim

    Répondre
    1. Ted Auteur de l’article

      Merci David, je suis content que ces vidéos soient utiles et accessibles. Pour le moment la contribution est de commenter et liker sur le blog et les réseaux sociaux. Comme ça d’autres débutants et faux débutants pourront découvrir le blog !
      Ted

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.